Tenerife Licita et l'ICEX cherchent des voies logistiques pour approvisionner les missions de l'ONU en Afrique


La Chambre de Commerce, d'Industrie, de Services et de Navigation de Santa Cruz de Tenerife, par le biais de son programme Tenerife Licita, et la Délégation de l'ICEX à Santa Cruz de Tenerife, ont tenu cette semaine une réunion de travail avec l'Association Provinciale des Transitaires et Expéditeurs Internationaux de Santa Cruz de Tenerife (ATEIA) afin de rechercher des voies logistiques efficaces qui permettent aux entrepreneurs canariens d'approvisionner les missions de maintien de la paix que les Nations Unies ont en Afrique. Dans ce sens, la technicienne de Tenerife Licita, Clara Chico, ainsi que le directeur du commerce extérieur de la Chambre Institutionnelle, Pedro Machado, et la déléguée de l'ICEX à Santa Cruz de Tenerife, Pilar Merino, ont tenu une réunion avec le président de l'ATEIA Tenerife, Dario Hernández, qui était accompagné de la secrétaire de l'association d'entreprises, Teresa Darias.  

Parmi les différentes options étudiées, il y a l'envoi direct de marchandises depuis les îles Canaries vers les différentes missions de l'ONU sur le continent voisin, aussi bien par bateau que par avion, ainsi que le regroupement avec des marchandises qui ne se trouvent pas dans les îles, de sorte que l'ATEIA puisse se concentrer sur le transport de ces marchandises. Les marchandises peuvent arriver dans les plus brefs délais à un prix compétitif. L'Association des transitaires a accepté d'étudier d'éventuelles alternatives qui seront transmises aux près de 30 entreprises canariennes qui ont manifesté leur intérêt pour être fournisseurs de l'Agence internationale.  

Les Nations unies ont actuellement sept missions de paix sur le continent africain, où elles ont mobilisé plus de 81 000 personnes, dont des militaires, des policiers, des experts et d'autres personnels de soutien. De même, le budget alloué s'élève à 4,996 millions de dollars, qui doivent être utilisés pour acquérir tous les équipements nécessaires aux activités qu'elles mènent. Cela va des pneus aux équipements de protection, en passant par le mobilier, le matériel informatique, l'eau et les systèmes de communication, entre autres. 

Cette réunion a lieu après que l'ICEX ait organisé une conférence avec les Nations Unies au cours de laquelle les procédures d'achat de l'institution multinationale ont été expliquées. En outre, l'ICEX organise un séminaire sur les marchés publics avec les Nations Unies, dont les bureaux se trouvent à Copenhague. Cet événement aura lieu les 28 et 29 janvier et sera suivi par des fonctionnaires de différentes agences des Nations Unies, telles que le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), entre autres. Selon l'estimation réalisée par l'ICEX, en 2019, l'ONU et ses agences ont effectué des achats d'une valeur de 19,9 milliards de dollars, soit près de 6 % de plus qu'un an auparavant. Les achats de biens ont augmenté de 400 millions de dollars et ceux de services de 700 millions de dollars.  

Liskel Álvarez, conseillère déléguée à l'action extérieure du Cabildo de Tenerife, a souligné l'opportunité pour toutes les entreprises de Tenerife de pouvoir fournir une organisation aussi importante que l'ONU, qui, en plus de l'action qu'elle mène en faveur de la paix et de l'amélioration des conditions de vie, est une institution caractérisée par son objectivité, sa transparence et sa solvabilité au moment de payer ses fournisseurs.  

Tenerife Licita est un consortium conjoint dirigé par le département de l'action extérieure du Cabildo de Tenerife et la Chambre de commerce de Santa Cruz de Tenerife, dont l'objectif est d'aider les entreprises de l'île à répondre à tous types d'appels d'offres des principales organisations internationales, notamment le secteur de l'aide au développement de la Commission européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et les Nations unies elles-mêmes.